DREAM THEATER : chronique album « The Astonishing »

Enfin, DREAM THEATER nous offre son « The wall » ! Plus de deux heures de Prog-Métal symphonique d’une grande cohérence. Ce que l’on n’avait pas entendu depuis « Metropolis part 2 », nettement plus court. Dream Theater fait du Dream Theater : les influences Floydiennes sont un peu plus estompées et surtout plus de tentation de faire du Muse ou du U2. Si l’on excepte les intermèdes électroniques on compte 29 morceaux, tous inférieurs à 8 minutes, d’une grande intensité dramatique et lyrique. C’est effectivement un concept album (pour comprendre l’histoire, allez voir sur le site du groupe) avec un réel souffle mélodique. le métal est bien moins présent que d’habitude, le discours musical va à l’essentiel avec une grande diversité climatique d’un morceau à l’autre. DT plus prog que métal… Beaucoup de piano, de la guitare acoustique et l’intégration parfaite d’un chœur et d’un orchestre de cordes. Des élans cinématographiques parfois, des sonorités jamais entendues dans le groupe (cornemuse, flûte, violon).
Les musiciens sont vraiment à leur top. James Labrie chante magnifiquement bien dans un contexte où Arjen Lucassen aurait pris 5 ou 6 chanteurs pour camper les protagonistes de l’’histoire. La basse de Myung est enfin audible à un niveau correct et le jeu de Mangini, malgré sa caisse claire quelque peu nineties est convaincant. La surprise vient des claviers de Jordan Rudess, absolument magnifiques (ce qui n’a pas toujours été le cas) et omniprésents. Quant à Petrucci, ses guitares sont bien sûr omniprésentes, seulement il a laissé l’es esbroufes démonstrative de côté. Quelques phrases en shred bien sûr (toujours mélodiques) et surtout de beaux soli dans un style plus classique (A new beginning qui est plus près d’un solo de Steve Hackett que de Joe Satriani).
Il faut un peu de temps et de nombreuses écoutes pour intégrer le langage de cet opus (même s’il n’y a rien de « difficile » à écouter. Un morceau tel que « Our new world » pourrait être classé dans les charts) ce qui marquerait à coup sûr  la carrière du groupe.
Le groupe nous fait rêver son théâtre de façon étonnante… !

  • Chronique rédigée par Topprog

Musiciens : – John Petrucci : guitares / John Myung : basse / James LaBrie : chants / Jordan Rudess : claviers / Mike Mangini : batterie.

pochette DT the atonishing

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