BIG BIG TRAIN : chronique album « Grimspound »

BIG BIG TRAIN : chronique album « Grimspound » (2017)

Voici le dixième opus de ce groupe britannique de Prog Rock dont le plus connu des 8 membres est bien sûr l’immense batteur Nick D’Virgilio. Une « patte » immédiatement reconnaissable par sa finesse même s’il n’est pas du genre à en rajouter. Cela donne à cette musique globalement assez calme en tempo un dynamisme rythmique qui sans cela pourrait la rendre molle. On en est bien loin de toute évidence. Grimspound est de la même veine que son prédécesseur le fabuleux « Folklore » avec toutefois des passages instrumentaux plus fréquents. Les morceaux durent de 3 à 15 minutes, une totale liberté pour les musiciens qui ne recherchent ni le « Hit », ni le morceau qui détrônera Supper’s ready dans l’Eden des épiques du genre Prog !

Big Big Train fait partie de ces groupes qui héritent de ce prog anglais très mélodieux, lyrique et toujours surprenant par ses changements de climat à l’intérieur d’un même morceau. Le propos musical est loin d’être triste ou mélancolique comme souvent dans le Néo Prog (Opeth, Riverside, Steven Wilson…). Et, sans être vraiment jovial, l’ensemble est plutôt lumineux. Ceci grâce à des synthés d’une grande beauté et cette touche folk, ostensible et non ostentatoire qui parcourt l’album avec en particulier le violon de Rachel Hall qui se fait parfois classique, parfois celtique. Ainsi que les touches de flûte et d’autres instruments acoustiques divers joués par David Longdon. Le chant de ce dernier est absolument superbe, avec des accents parfois gabriéliens, et parfois Wettoniens. Chant soutenu par des chorus des autres musiciens et dans Yvi Gate (une pièce magique) accompagnée par la magnifique de voix de Judy Dible (Fairport Convention..du début). Quelques accents jazzy mais là aussi sans insistance. Les 8 compagnons sont d’une cohérence parfaite, aucun ne prend le devant de la scène et les soli de guitares sont courts et toujours intéressants. Il est aussi intéressant de s’intéresser aux paroles et aux thèmes des morceaux profondément ancrés dans la culture anglaise, en plus ici chaque morceau est expliqué dans sa génèse.

Vraiment un vrai disque de Prog, avec un vrai groupe de Prog (sans métal !…), qui se laisse déguster comme un biscuit à Teatime !

18/20

  • Chronique rédigée par Topprog

Musiciens : Andy Poole, Danny Manners, David Longdon, Rikard Sjöblom, Nick D’Virgilio, Dave Gregory, Rachel Hall, Greg Spawton.

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