Nad Sylvan : chronique album « The Bride Said No »

Nad Sylvan : chronique album « The Bride Said No » (2017)

Nad Sylvan, qui a principalement occupé ses dernières années à chanter avec Steve Hackett les morceaux revisités de Genesis, s’accommode fort bien de chanter comme Gabriel ou Collins. Une voix polymorphe (il y a aussi du Fish etdu Bowie dans cette voix), montant haut dans les aiguës et omniprésente dans ce disque. Mais l’homme est aussi un instrumentiste doué, œuvrant à la guitare et aux claviers, comme dans « The Quater master » le premier, et le,très « punchy » second morceau (d’où est extraite une vidéo pour la promo de l’album). Et force est de reconnaitre qu’il est aussi un compositeur talentueux avec un sens de la mélodie absolument fantastique. Il nous offre ici un Prog Rock  très accessible, sans longueurs , avec des mélodies qu’on peut se surprendre à siffler une fois entendues.

Finalement une modernité qui, même si certains échos des seventies se laissent parfois entendre, force l’admiration. Chacun des  morceaux, de longueur bien différente est une perle, aussi bien rythmique que mélodique et on peut dire qu’il réussit là un album parfait. Il a bien sûr su s’entourer d’amis haut de gamme (Hackett, Levin, Govan, D’Virgilio, Stolt). Mais on est loin d’un patchwork musical et, si l’histoire narrée en fait un concept album, on a bien une couleur sonore  particulière plutôt agréable. Une sorte de mélancolie romantique  et désespérée, sans pathos exagéré. On peut bien sûr penser aux dernières productions de Steve Hackett, ce qui semble logique. Le chant est donc omniprésent avec le support de voix féminines bien agréables qui prennent part au déroulement de l’histoire (franchement qu’elle femme voudrait épouser un vampire?!). Le morceau éponyme est admirable de tonus et de modernité, aussi bien dans son instrumentation que dans son déroulement en 4 parties distinctes, puis le court final. Les claviers tout au long de l’opus sont magnifiques. Les guitares ne sont pas en reste, la plus grand partie instrumentale consistant sur le très prenant « What have you done » en une succession de deux soli de haute volée de Steve Hackett et Guthry Govan, aériens à souhait. Steve Hackett d’ailleurs omniprésent sur les 3 derniers morceaux. Une touche de saxo dans le morceau languissant et sensuel « A french kiss in an italian café ».

Au total une belle surprise de 2017, avec une production parfaite.

PS : ne pas retirer le cd avant la fin du dernier morceau car comme l’indique avec humour Nad Sylvan : »I had forgotten to mute a track that never should’nt be there. You saved me! Oh the stress…. »…Surprise!!!

(18/20)

  • Chronique rédigée par Topprog

Invités : Roine Stolt, Steve Hackett, Guthrie Govan, Tony Levin, Jonas Reingold, Nick D’Virgilio, Doane Perry, etc.

https://www.facebook.com/nad.sylvan

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