Laura Cox : interview et Live Report + photos concert du 11 novembre 2017

L’équipe de prog-mania a eu le plaisir de rencontrer la talentueuse guitariste et chanteuse de Classic Rock Laura Cox à l’occasion du passage du Laura Cox Band  le 11 novembre 2017 au Festival Les Grosses Guitares à Messimy, près de Lyon. Nous tenons à remercier Laura qui s’est rendue très disponible et qui nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse et en toute décontraction.

Laura Cox Band sur scène, ça « envoie fort » ! C’est du Classic Rock avec des morceaux parfaitement construits qui sonnent terriblement bien, des riffs, de l’énergie, de la singularité, des musiciens qui bougent… Mais c’est aussi une formation atypique de par la présence même de Laura Cox.  Cette jeune femme de 27 ans à la personnalité bien affirmée a su à merveille endosser le costume de rockeuse tout en alliant à la perfection son charisme naturel avec ses talents de guitariste, de chanteuse et de show-woman !

Compte tenu de la qualité du groupe, pour le Laura Cox Band c’est sans aucun doute le début d’une longue histoire dans le paysage musical du rock !

Musiciens : Laura Cox (guitare, chant), Mathieu Albiac (guitare), Antonin Guérin (Batterie), François C. Delacoudre (basse).

 

  • Peux-tu résumer ta carrière musicale ? Tu as énormément de visionnages sur YouTube. A ton avis quel en a été l’impact sur ta notoriété et  sur ta carrière ?

Je n’associe pas toutes ces vues à ma carrière. Pour moi, la carrière est ce qui existe en réel. J’ai commencé à poster des vidéos vers l’année 2008, dans un créneau qui était plutôt libre pour les filles, et ça a bien marché.

J’ai commencé la guitare à 14 ans : je suis avant tout une guitariste, puis ensuite je me suis mise au chant.

On a monté le groupe en 2013 avec Mathieu Albiac, l’autre guitariste. C’est lui qui m’a boostée ! Ma première motivation c’est le groupe, qui permet de passer du virtuel au réel.

  • Tu dis que tu fais de la musique habituellement jouée par des vieux rockers alcolos ! Mais n’ont-ils pas déjà tout dit ? Comment fais-tu pour créer quelque chose qui semble pourtant aussi « frais » et qui ressemble plus à une recréation qu’à une imitation.

Je ne veux pas faire de l’imitation, mais je n’aime pas trop l’originalité. Je reste dans la ligne de ce qui existe en associant un mélange de diverses influences. Cela se ressentira encore plus sur le second album. Je n’écris pas de textes « engagés », en dehors du dernier titre du premier album qui fait référence aux attentats du 13 novembre 2015 (Bataclan), ce qui me semblait normal et évident.

Je souhaite rester dans le cadre du Classic Rock, en faisant cependant  preuve de singularité dans mes créations.

  • Tu as dit que l’enregistrement de l’album « Hard Blues Rock » ne t’avait pas tout à fait satisfaite car vous ne vous étiez jamais vraiment réunis tous en studio. Est-ce que tu envisages de faire quelque chose de plus « alive », de plus direct pour le prochain  album ?

L’enregistrement de cet album a été vraiment ma première grosse expérience. Ça a été une réelle épreuve ! Il a fallu beaucoup de rigueur.  J’ai par exemple pour la première fois de ma vie du apprendre à me servir d’un métronome. Tout cela a été éprouvant.

Certains fans nous demandent du Live à travers un CD ou un DVD. Cela se fera, mais il n’est pas encore possible d’annoncer un délai.

  • On aime beaucoup le morceau avec le banjo (Barefoot in the countryside) qui est peut-être le plus original de l’album, malgré ses influences country. Est-ce que de nouveaux instruments pourraient apparaitre dans le futur, comme des claviers par exemple ?

J’aime bien tout jouer moi-même et je ne sais pas jouer de claviers. Mais pourquoi pas pour créer certaines ambiances. Par contre cela ne se fera pas sur scène. On pourrait aussi voir apparaitre du Lap Steel, par exemple.

  • Ta voix passe très bien en français… Penses-tu que le chant en anglais est incontournable dans le rock ?

Je ne me suis pas posée la question ! J’ai en quelque sorte répété ce que j’écoute. Les influences musicales que j’ai sont en anglais. Mon père est britannique : tout ce qu’il a également écouté m’a mis très tôt « dans le bain » du chant en langue anglaise.

  • Tu dis être guitariste avant d’être chanteuse. Ta voix fait indéniablement penser à celle de Sheryl Crow en « plus énervée ». Penses-tu avoir progressé dans le domaine du chant après tous ces concerts ?

Il se trouve que j’aime particulièrement cette chanteuse, même si nos styles sont différents. Mon but est que ma voix devienne du niveau de la guitare. Je suis motivée pour cela. Depuis plusieurs mois je prends des cours de chant. J’espère que sur le second album on verra la différence et on pourra sentir les écarts.

  • Faut-il être méchant pour faire du rock ? (En référence au titre « Too nice for Rock‘n’Roll ») ? Plus globalement, n’est-il pas trop difficile d’être une rockeuse dans un milieu de rockers, le hard-rock étant rarement joué et chanté par des femmes qui sont plutôt orientées blues-rock ou même carrément métal ?

C’est vrai, mais je ne sais pas pourquoi Il y a effectivement peu de filles dans le Classic Rock, d’autant plus qu’elles sont globalement très bien accueillies.

  • Le Laura Cox Band est-il devenu un groupe stable au fil des concerts ?

Le dernier arrivé dans le groupe est François, le bassiste, vers la fin de l’année 2015.

Le line up est très bon, et j’espère qu’il va durer. Il y a eu d’autres essais avant. Je considère que ça va vraiment bien, que le line up est très cohérent et que le groupe est finalisé.

  • T’attendais-tu à tel succès pour ce premier disque et à une telle affluence pour tes concerts ? A quoi penses-tu que cela est dû ? Comment gérez-vous cela en tant que groupe ?

Concernant les ventes de disques  je ne me rends pas compte car c’est difficile à estimer, mais la maison de disques est très contente. Visiblement, c’est plutôt bien pour un premier album et cela est très motivant pour la suite.

Nous avons beaucoup tourné depuis mars 2017, et nous allons avoir maintenant plus de temps pour composer le second album. Nous avons notamment beaucoup tourné sur la région Rhône Alpes, mais il y a des endroits où il plus difficile de trouver des concerts, par exemple le nord et le sud-ouest.

Je suis  très heureux de l’accueil de l’album, pour lequel il y a des super commentaires, sachant qu’il a été éprouvant à faire, comme nous l’avons évoqué précédemment.

 

  •  Peux-tu nous parler de tes influences ?

J’ai commencé la guitare avec Mark Knoffler et Slash. J’aime beaucoup les Guns N’ Roses.

Je suis également une grand fan de Joe Bonamassa. J’étais même présente dans le public de Taratata lors qu’il y est passé en 2014, et je faisais partie des quelques fans qui l’attendait à la sortie de l’émission ! J’ai eu l’occasion de le voir 4 fois en concert et j’aimerai bien le revoir. Je ne le connais pas, mais j’ai posté il y a 3 ans une vidéo sur le forum Lespaul qui lui a été relayée.

  •  Tu as dit que Joe Bonamassa est l’une de tes références en guitare. Qu’est-ce que tu aimes en lui ?

J’aime surtout sa technique impressionnante ! J’aime sa façon d’attaquer les cordes, à la fois fluide et articulée. Par contre, il fait surtout du blues-rock, et j’aimerai qu’il soit plus rock. Black Country Communion, groupe dans lequel il joue, correspond plus à mon style.

  • Comment travaillez-vous avec Mathieu, l’autre guitariste du Laura Cox Band ?

Le premier album est spécifique. Les idées de base ont été apportées par Mathieu et moi. L’arrangement final  s’est fait ensemble. Pour le prochain album, Mathieu et moi-même apporteront les riffs et les idées de base que nous compléterons à quatre.

Mathieu possède un jeu plus incisif. Il a une meilleure main droite et un jeu plus rock, plus masculin. Le mien est plus « subtil ».

  • Dans la chronique très positive de ton disque que nous avons publiée sur prog-mania.com, nous regrettions simplement des soli de guitare pas assez audacieux. Penses-tu avoir enrichi ton jeu au fil des concerts ? Evoluer vers un son et un style plus personnels, identifiables au bout de 5 notes ?

Non, mais j’espère prouver le contraire pour le second album. Comme je dispose maintenant de beaucoup plus de temps libre, j’ai repris très récemment en novembre des cours de perfectionnement de guitare. Je souhaite améliorer ma technique, et également tout ce qui est théorique, gammes et solfège.

  • Le son du disque est très direct, très dépouillé avec peu d’effets à part la réverb et les distorsions. Quels effets y a-t-il sur ton pédalboard ? Sur quelles guitares aimes tu jouer ? Quels types de micros et d’amplis pour jouer en live ?

Mon pédalboard est très garni, mais en fait j’utilise très peu d’effets.  En plus du sans fil et de l’accordeur  j’utilise 2 overdrive, 1 wah wah que j’ai choisi sans switch déclencheur, car je joue avec des talons, 1 délay, et une AB/BOX pour la sortie sur 2 amplis et têtes d’amplis qui sont à dominante Orange.

Concernant les guitares, j’aime beaucoup les formes Lespaul, et un  peu moins les formes télécaster car je les trouve un peu typées country. Je joue sur des guitares japonaises de la marque Bacchus, pour lesquelles j’ai même la possibilité de choisir le veinage du bois.

  • As-tu des contacts avec d’autres groupes de blues ou de rock français ?

J’ai gardé des contacts avec des groupes que j’ai croisés lors des concerts.

J’aime beaucoup Miss América qui est un groupe mixte de Classic Rock du sud de la France, et notamment son chanteur.

  • Nous sommes presque fin 2017. Quel a été ton disque préféré de l’année ?

Il y a en a plein, mais mon coup de cœur depuis 2 ou 3 ans est pour le groupe Tyler Briant & The Shakedown qui a notamment ouvert pour AC/DC.

Je suis contente car il y a beaucoup de nouveaux groupes qui arrivent et qui « envoient » du rock, comme par exemple Blue Pills.

  • Y a-t-il un artiste rencontré au cours de ta tournée qui t’as particulièrement impressionnée ?

Oui. Il s’agit de Minnie Marks. Elle ne fait pas du tout le même style de musique que moi, mais elle m’a impressionnée car elle joue seule sur scène alors qu’on a l’impression d’entendre un groupe entier !

  • Est-il prévu de sortir « Hard Blues Shot » en Vinyle ?

Les vinyles sont maintenant très demandés. J’aurais bien aimé, mais je pense qu’on aura l’occasion d’en reparler avec la maison de disques car il faut que ce soit fait en collaboration avec elle.

Il n’est pas impossible que le premier album sorte en vinyle lorsque le second CD sortira.

  • Quel est ton plan de marche ? Quelles sont tes ambitions ? La Grande Bretagne ? Les USA ?

Nous avons tourné en France, Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse. La Grande Bretagne, c’est jouable, mais les Etats-Unis, c’est plus compliqué. Je pense que cela pourra se faire, sans doute dans un avenir plus lointain concernant les Etats-Unis.

J’adorerai participer au Download Festival ou au Hellfest.

L’avenir immédiat est dans l’écriture du second album. Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’une chanson en français y figure, mais le cas échéant ce sera Mathieu qui écrira le texte.

https://www.facebook.com/lauracoxofficial/

https://www.lauracoxband.com/

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