ROSEDALE : chronique album « Wide Awake »

ROSEDALE : chronique album « Wide Awake » (2018)

Décidément ce jeune groupe français de Blues-Rock ne ménage pas ses efforts ! A peine plus d’un an après la sortie du premier album très réussi « Long way to go », après d’innombrables concerts voici leur second opus. ROSEDALE,  c’est Amandyn Roses, chanteuse alsacienne qui a hérité d’une voix tout droit sortie du delta du Mississippi,  et Charlie Fabert un guitariste hyper doué, qui a probablement en lui quelques gènes de Hendrix ou de Jimmy Page ! Deux jeunes musiciens brillants et très sympathiques, complices dans la musique et dans la vie. Mais nous avons également eu l’occasion de vérifier sur scène que ROSEDALE est un véritable groupe de blues/rock capable de faire du Live et de faire vibrer les harmoniques, avec des musiciens de grande classe et d’expérience et une amitié visible qui les unit (Phil Sissler (basse), Denis Palatin (drums), Séraphin Palmeri (claviers). Une base de shuffle solide et sans aucune faille qui est déterminant dans ce genre de musique.
Ce second opus est dans la digne continuité du premier. ROSEDALE nous offre un assortiment  très revitalisant de blues, blues/rock, ballades, rock, country/rock. Comme chez Joe Bonamassa et Beth Hart (2 références absolues pour nos jeunes musiciens) le blues et le groove prédominent largement ainsi que la composition  et l’enregistrement soignés. Pas de rock brut de décoffrage, on sent que chaque note a été pensée au service d’une musique certes « éternelle », mais sans cesse réinventée depuis des décennies. Les claviers ont trouvés ici la place qu’il manquait dans le premier album (piano, et formidable orgue dans « How in the world »), enrichissant ici la palette sonore du propos . On a aussi sur certains morceaux la présence d’une section de cuivres et de chœurs féminins qui donnent un côté rythm’n’blues quasiment absent du premier disque. Le groupe a également invité le chanteur anglais Paul Cox qui donne un magnifique duo vocal avec Amandyn sur « Down the line » » et le trop méconnu guitariste de blues allemand Henrik Freischlader qui prête sa Stratocaster et son inspiration pour un duo chaleureux avec Charlie sur « Drifting », blues en mineure d’enfer. Un harmonica déchaîné sur le non moins déchaîné « Trouble maker », dans la tradition du rock sudiste. A noter aussi  Larry Telford (clavier et compositeur du groupe rock sudiste Américain Point Blank) qui a co écrit 2 textes de l’album.
Bien sûr reparlons de la voix exceptionnelle d’Amandyn qui illumine le disque : de la puissance, du rythme et un timbre chaleureux qui sait se faire rauque ou  enjôleur, décidément dédié à ce genre de musique.  Si on aime Beth on aime Amandyn ! Et bien sûr Charlie qui entre à coup sûr dans la cour des grands de la 6 cordes. Sans esbroufe (il utilise peu d’effets), une technique sans faille, une vélocité bien ordonnée, un style concis, propre et sans bavures, une inspiration profondément bluesy dans tous ses soli. “Great” comme ils disent là-bas !
Ce groupe sait décidément bien terminer ces disques. “Long Way to Go” était clos par un fabuleux groove ou les deux leaders décollaient, ici il se termine par une fabuleuse ballade à la limite du psychédélique comme savait le faire Led Zeppelin et un solo à mourir pour achever l’auditeur et surtout lui donner envie de taper sur la touche replay.
Un excellent disque encore, mais ROSEDALE donne toute sa puissance sur scène. Alors souhaitons à ce groupe (mais à nous aussi!) beaucoup de concerts pour une large audience auprès d’un public de tout âge avant leur prochain disque.
  • Album recommandé par prog-mania – Chronique rédigée par Topprog

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