Laura Cox : chronique album « Burning Bright »

Laura Cox : chronique album « Burning Bright » (2019)

Après avoir acquis des millions de vues sur internet dans un premier temps, puis sorti un premier album studio de Classic Rock très prometteur en 2017 tout en multipliant les concerts, Laura Cox s’est constituée une assise sérieuse à sa carrière de rockeuse. Le Classic Rock mâtiné de country, de blues, de southern rock ou de hard rock, est un style de musique globalement assez épuré, universel, toujours très apprécié et écouté. Le challenge pour ce second album était, on peut l’imaginer, de trouver une certaine « matière » rock qui puisse perpétuer le son et le style de Laura Cox, tout en ne tombant pas dans le piège de la multiplication des gros riffs et des rythmiques parfois déjà entendus et trop basiques. Bref, avoir du contenu, de la structure et surtout de la personnalité !… Le mot qui me semble le mieux synthétiser cet album est le qualificatif  « abouti ».  Dix titres constituent cet album, et ils ont tous leur spécificité. On a naturellement droit à du gros son avec des riffs, comme par exemple sur les 2 premiers morceaux, puis plutôt en seconde partie de l’album. Heureusement, car c’est évidemment ce que l’on attend de ce type de musique !!! Mais on peut aussi ne pas vouloir se contenter sur la durée d’un disque, même s’il s’agit d’un disque de rock, que de gros riffs qui « bousculent », et attendre autre chose d’un(e) rocker(euse). Manifestement, Laura Cox et les musiciens qui l’accompagnent, ont été très attentifs à ce que les formats des morceaux diffèrent, se renouvellent, s’élargissent, tout en conciliant punch et passages plus soft et mélodieux ! Le travail d’écriture des titres a visiblement été fait avec beaucoup de sérieux et les arrangements musicaux (parfois très subtils) également, ainsi que la prise de son et le mastering. Ici et là au fil des titres, on trouvera notamment des arpèges, de la guitare slide, du trémolo, des harmoniques, une basse compressée mise en avant, ou bien encore un magnifique son crunché… Le dernier titre de l’album, le délicat « Letters to the Overside », démontre parfaitement le chemin accompli par cette artiste en devenir ! C’est confirmé : il existe un « son » et un « style » Laura Cox, c’est évident ! Cet album est une réussite. 17/20.

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https://www.lauracoxband.com/

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