KANSAS : chronique album “The Absence of Presence”

KANSAS : chronique album “The Absence of Presence” (2020)

KANSAS vient de sortir “The Absence of Presence”, son seizième album studio . Le précédent album du groupe, « The Prelude Implicit », remonte à 2016. Ce nouvel album comprend neuf morceaux écrits par le groupe, produits par Zak Rizvi, et coproduits par Phil Ehart et Richard Williams.

KANSAS est un groupe phare du Rock Progressif américain des années 70’ et 80’, qui a eu beaucoup de succès. On a tous en tête ses 2 hits les plus connus qui ont franchi la barre des générations, dont les mélodies trottent toujours dans nos têtes, ‘Dust in The Wind’ et ‘Carry On My Wayward Son‘. Après une période un peu creuse dans les années 90’ et une longue période d’absence, le groupe est revenu avec brio en 2016.

Pas de miracle pour “The Absence of Presence” : comme sur le précédent opus, seuls deux des membres de la formation originale sont toujours actifs, Phil Ehart (batterie) et Richard Williams (guitares). D’un autre côté, lorsque l’on écoute Ronnie Platt, le nouveau chanteur déjà présent sur « The Prelude Implicit », le miracle s’est en quelque sorte déjà produit, car le timbre de sa voix ainsi que sa manière de chanter n’ont rien à envier à son illustre prédécesseur, Steve Walsh. Personne n’est irremplaçable, comme le rappelle souvent la maxime !… Il faut également mettre en avant le travail et la présence de David Ragsdale, particulièrement efficient au violon sur cet opus, ce qui contribue grandement à conserver la couleur sonore du groupe, même si celle-ci a logiquement évolué au fil des décennies.

Cet album continue plus que jamais sur la lignée des grandes ballades rock mélodiques et énergiques qui ont fait le succès et la marque de fabrique de KANSAS. Les mélodies accrochent bien, l’ensemble est hyper cohérent et dynamique, la production ne souffre d’aucun défaut, l’âme du groupe et même sa mémoire sont bien présents. On est donc ici dans un format connu et sans surprises, les musiciens ne réinventent rien et n’innovent pas particulièrement, il faut le dire, mais ça n’est pas pour autant une faute ou bien rédhibitoire !… Je ne considère pas pour autant que  les titres de cet album sont formatés, car ce mot possède à mon sens en filigrane une connotation négative, qui serait en l’occurrence totalement déplacée. J’estime que cet album est vraiment réussi et efficace, et qu’il plaira sans aucun doute aux afficionados de KANSAS, ainsi qu’aux amateurs d’envolées somptueuses, entre autres. Lorsque l’on sait que ce groupe existe depuis près de 50 ans, qu’il a connu des hauts et des bas, et qu’il est capable de nous offrir un album de cette qualité, on s’aperçoit que le temps qui s’est écoulé n’a pas vraiment érodé son talent créatif d’ensemble et son caractère fondamental, même si la musique qu’il nous propose n’a pas un souffle particulièrement novateur dans sa forme. Un très bel album, 17/20.

musiciens : Phil Ehart, batterie / Richard Williams, guitares / Billy Greer, basse / David Ragsdale, violon et guitares / Ronnie Platt, chant et claviers / Zak Rizvi, guitares / Tom Brislin, claviers.

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