Derek Sherinian : chronique album « The Phoenix »

Derek Sherinian : chronique album « The Phoenix » (2020)

Derek Sherinian est un claviériste redoutablement efficace, un Keyboard Hero, qui joue ou a joué depuis plusieurs décennies avec les groupes et les musiciens les plus illustres : Black Country Communion, Dream Theater, Steve Vai, Billy Idol, Joe Bonamassa, Alice Cooper, Yngwie Malmsteen, pour n’en citer qu’une infime partie ! Son groupe « actuel » est Sons Of Apollo, avec notamment Billy Sheehan et Ron ‘Bumblefoot’ Thal qui l’accompagnent sur cet album solo, ainsi qu’une pléiade de musiciens dont le seul fait d’évoquer les noms titille nos oreilles !

Excusez du peu, le line-up est réellement hors norme ! Simon Phillips (batterie), Zakk Wylde (guitare), Billy Sheenan (basse), Armen Ra (theremin), Ron ‘Bumblefoot’ Thal (guitare), Jimmy Johnson (basse), Steve Vai (guitare), Tony Franklin (basse), Ernest Tibbs (basse), Joe Bonamassa (chants, guitare), Kiko Loureiro (guitare).

Ce disque est d’une durée moyenne, 8 titres pour 43 minutes. S’il fallait le qualifier par un seul mot, je retiendrai « captivant », tellement il fourmille d’idées, de surprises, de technique, de stars, de liberté, de mouvement…

Un des avantages de ce type d’album, sur lequel un musicien à forte personnalité demande à des musiciens hyper reconnus de le rejoindre est la diversité des colorations sonores qui est automatiquement induite. Les 8 titres représentent 8 univers totalement différents les uns des autres, ce qui est logique car ils sont fortement imprégnés par le style desdits invités, de plus d’une manière débridée et sans limites. Il est à noter que Derek Sherinian partage l’espace avec l’ensemble des musiciens, et qu’il ne se positionne pas comme la vedette centrale de cet album. C’est l’un des points forts de ce disque, et c’est qui lui apporte son côté parfois inattendu. Mais c’est assez logique car il n’a plus rien à prouver, dans la mesure où son talent est reconnu depuis bien longtemps…

L’album débute par le titre éponyme « Le Phoenix », avec un riff bien gras qui emporte tout sur son passage dans la plus pure tradition du Heavy Métal des années 90’, tout en ayant un esprit d’ensemble tendant vers le Rock-Fusion. «  Empyrean Sky » est un morceau conduit par une ligne de basse très audible. « Clouds Of Ganymede », le troisième titre, est une ode au talent de Steve Vai qui nous offre une fois de plus une prouesse guitaristisque avec son style reconnaissable entre tous. « Dragonfly » est radicalement différent, avec son piano à queue, sa pureté de construction et son côté jazzy. « Temple of Helios » est plutôt typé Jazz-Rock avec notamment un trio basse/batterie/claviers qui fonctionne à merveille. Le sixième morceau, « Them Changes », rock et très hendrixien, est le seul qui soit chanté : c’est Joe Bonamassa qui le drive, avec le brio et l’énergie qu’on lui connait ! L’avant dernier titre « Octopus Pedigree » est le plus progressif de tous, et c’est sans doute sur celui-ci où Derek Sherinian déroule le plus son jeu de claviers. L’album se conclue avec « Pesalado », extraordinaire titre de Métal Progressif, qui a la particularité d’avoir vers son milieu un long passage de guitare classico/spanish/flamenco absolument subjuguant, sans oublier un solo de guitare électrique d’anthologie.

On pouvait préalablement légitiment se poser la question  : est-il suffisant d’aligner une série de stars et de talents dans une équipe ou dans un groupe pour avoir un résultat probant et à la hauteur ?… Vous n’aurez plus cette interrogation une fois que vous aurez écouté « The Phoenix » !… Avec lui, Derek Sherinian fait un retour fracassant !

  • Album recommandé par Prog-Mania

http://www.dereksherinian.com

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