DREAM THEATER : chronique album « Distance Over Time »

DREAM THEATER : chronique album « Distance Over Time » (2019)

Trois ans après leur gigantesque concept album « The Astonishing », une réussite malgré quelques passages un peu pompeux et des intermèdes électroniques certes compréhensibles dans le cours de l’histoire narrée mais peu agréables à l’écoute (genre R2D2 en colère, ou un vieux flipper des 70′ avant le tilt !…), voici que le théâtre de rêve nous propose son 14 ème album. Etre ou ne pas être nous propose la pochette…et bien je peux vous dire que DREAM THEATER est toujours là ! Cet album est bien pensé, une sorte d’antithèse du précédent, par sa durée et son contenu. Ici des morceaux pour la plupart courts (9 mns maximum) et un contenu qui est nettement plus métal que prog sans atteindre une tuerie comme « Train of trought ». L’introduction du premier morceau en arpèges délicats laisse vite place à une furie métal… tempérée ! Rien d’assommant ceci dit, le son est travaillé, en particulier les guitares de John Petrucci qui demeurent aériennes même dans les riffs lourds et la basse de John Myung qui n’a jamais été aussi présente que sur ce disque. Les morceaux sont concis, pour ne pas dire « catchy » et ne laissent pas de place à la critique sur leur évolution. On est dans du DT de haut vol, et même si la place du Prog est assez réduite par rapport à l’opus précédent, on n’a pas l’impression que les musiciens en rajoutent. Les soli de Petrucci sont concis et bien qu’on on se demande toujours s’il n’a pas 10 doigts à la main gauche, ils restent toujours très lisibles. Les claviers de Jordan Rudess sonnent admirablement et le chant de James Labrie s’améliore au fil des disque (j’avoue que j’ai eu du mal avec lui dans les premiers disques concernant sa justesse). Le batteur Mike Mangini, dont c’est le 3 ème opus avec le groupe, n’a rien à envier en précision à Mike Portnoy parti vers d’autres belles aventures (tant mieux car son chant pseudo growl polluait certains morceaux des 3 derniers disques). Tout est bien en place dans ce disque qui se laisse déguster tranquillement, aucune prise de risque, on peut le déplorer, mais le précédent en était une, vu les avis très partagés des critiques et des fans. Alors vous pouvez me dire que je me contredis en aimant à la fois ce disque et le précédent, que je décris comme différent. Et bien pour moi qui suit ce groupe déjà depuis de nombreuses années, sans être fan absolu, j’aime toutes ses facettes au final, qu’elles soient plus ou moins Prog ou l’inverse. Ceci étant dit, je suis quand même satisfait de ne pas retrouver ici les quelque morceaux qui ressemblaient parfois à U2 ou Coldplay, même si des influences de Metallica ou de Rush sont parfois présentes. Un groupe polymorphe, sous influences diverses donc, mais qui a su trouver sa voie et prouver après 35 ans d’existence qu’ils sont toujours en tête du peloton du genre ! Bravo et merci pour ce plaisir renouvelé.

  • Chronique rédigée par Topprog

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