Randy McStine & Marco Minnemann : chronique album « McStine & Minnemann »

Randy McStine & Marco Minnemann : chronique album « McStine & Minnemann » (2020).

Comment ont-ils réussi à faire un tel album en étant seulement deux ?…. Il est vrai qu’ils ont beaucoup de talent et plusieurs flèches à leur arc, comme on dit !… Marco Minnemann, qui pour moi figure dans le top 5 des meilleurs batteurs du monde, possède un CV à faire pâlir bon nombre de musiciens. Il a joué avec Satriani, Steven Wilson, The Aristocrats, Tony Levin, Jordan Rudess… Excusez du peu ! Sur cet album, il est aux Drums, Guitars, Keys, FX, Vocals, Percussion. Randy McStine, que j’ai découvert à l’écoute de ce « duo », gagne à être connu tellement son talent est énorme. Il est aux Guitars, Bass, Keys, Piano, Vocals, FX.

Ces 2 musiciens se sont rencontrés en 2018 en travaillant avec d’autres artistes. Comme ils ont découvert leur passion commune pour plusieurs artistes rock, pop et punk, ils ont décidé de se lancer ensemble dans un projet commun. Ayant initialement décidé d’enregistrer un EP, ils se sont rapidement tournés vers la réalisation d’un album au fur et à mesure que leurs idées musicales se sont développées, et que l’alchimie entre eux fonctionnait.

Cet album est court (35 minutes). Les 9 titres qu’il comporte sont logiquement denses, compte tenu de leur format assez compressé.

Leur musique se situe dans le vaste univers de la Prog moderne, avec de nombreux titres chantés en priorité par Randy McStine. Il est vraiment très bon dans ce domaine avec une voix pleine de nuances, claire, incisive qui me fait un peu penser à celle de Roger Daltrey, notamment  par sa  texture et par ses intonations.

Il ne faut chercher une connexion ou une relation entre les différents titres, qui sont totalement indépendants les uns des autres par leur écriture et par leur mise en forme. Leur seul point commun est leur format court, de 3 ou 4 minutes environ.

« Falling Form Grace » possède une intro basse/batterie très rythmée, un riff conducteur avec des mesures syncopées et quelques effets qui font le reste. « Top of the Bucket » est survolé par une batterie au tempo très vif et mise en avant plan. « Tear the Walls Done » possède une intro et un fil conducteur presque « Heavy Métal Prog ». « Fly », quant à lui, possède une construction très simple avec à nouveau un duo basse/batterie qui fonctionne à merveille, un chant murmurant au début du titre et une atmosphère un peu « en suspension » : ce titre est superbe !

Je reviens un instant sur les parties vocales, très présentes tout au long de l’album. Elles sont mélodiques et chantées avec beaucoup de talent et de manière très expressive. C’est l’un des points forts de l’album et cela contribue à lui donner un côté à la fois homogène et accessible.

Le sens de ma conclusion va rejoindre mon préambule : ce « groupe » va-t-il perdurer, ou bien est-ce une aventure éphémère ? Si oui, va-t-il rester sous la forme d’un duo, ou bien va-t-il s’étoffer de 2 ou 3 autres musiciens d’un talent identique ce qui le rendrait encore plus performant, et le ferait sans aucun doute culminer à des sommets  ?…

… Affaire à suivre ! En tout cas il s’agit d’une superbe aventure qui s’est conclue par un premier album particulièrement réussi. 18/20.

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