Phil Manca : chronique album « Dancing Spirits »

Phil Manca : chronique album « Dancing Spirits » (2021)

Phil Manca a écrit “Dancing Spirits”  avec sa compagne Frédérique Arguello pour les textes. Il y est question d’injustice, d’environnement en danger et de la difficulté de rester en paix en pensant à ceux qui sont partis.

« Dancing Spirits » est un album de Blues-Rock très « pêchu » et généreux, qui flirte par moments avec bonheur et réussite vers le Heavy-Métal et le Classic Rock. Il est dans l’ensemble puissant et tranchant, mais parfois plus modéré, tout en réservant quelques surprises. Si j’avais un nom d’artiste à avancer pour faire une sorte de « comparaison » de style, celui de Gary Moore me semblerait le plus approprié.

Phil Manca possède un magnifique son de guitare bien « gras », au sustain prononcé, typique des Lespaul qu’il s’attache à utiliser avec un jeu posé et harmonique, lors de ses nombreux et longs solos et riffs explosifs. Sa technique de guitare est indiscutable. Le concernant, le terme de guitar hero n’est clairement pas dévoyé ! La guitare est le point de convergence de son style, c’est évident. Il sait l’utiliser avec justesse sur des compositions qui ne sont pas des « redites » d’un style somme toute très classique, sur lequel beaucoup de musiciens se sont déjà exprimés. Sa patte personnelle est évidente sur l’écriture des morceaux, et les musiciens qui l’accompagnent participent à la grande cohésion de l’ensemble.

Parmi les « surprises » que j’ai évoquées il y a quelques lignes, je peux parler du chant, par moments un peu atypique sur ce type de musique. Je pense par exemple au quatrième titre, « Betty Blue », avec un chant « Rock-Crooner » très beau. Je pense également au titre « Mask of Snow » dont l’accompagnement dans sa première partie est réalisé avec des guitares acoustiques visiblement en open tuning. L’album se conclue avec « Motorhead Baby », un titre en décalage avec l’atmosphère globale de l’album, à savoir un Boogie-Rock très énervé !

Très belle réussite pour cet album qui comblera les amateurs du genre. Il sait alterner opportunément des passages tranchants avec d’autres plus groovy ou davantage british-blues, tout en étant d’une manière constante une ode aux solos de guitare. 17/20.

Musiciens : Phil Manca : guitare, chœurs – David Jacob : basse – Eric Lafont : batterie – Josselin Jobard : chant (guitare et claviers sur scène)

https://www.facebook.com/OfficialPhilManca

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